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Plafonnement des prix des denrées alimentaires :«Nous ne serons pas cléments», avertit Mohamed Traoré

Plafonnement des prix des denrées alimentaires :«Nous ne serons pas cléments», avertit Mohamed Traoré

À l’entrée en vigueur, ce mardi 17 février, du protocole d’accord sur le plafonnement des prix des denrées de première nécessité, les autorités préviennent : tout opérateur économique ou commerçant qui s’écartera des prix fixés s’expose à des sanctions immédiates et lourdes.

L’avertissement est donné par le directeur national du Commerce intérieur et extérieur à l’occasion d’une conférence de presse tenue au siège de la Chambre de commerce, d’Industrie et d’Artisanat à Matam, en présence du président de la chambre de commerce.

La nouvelle structuration des prix est valable jusqu’au 30 juin 2026. Elle intervient à l’approche du ramadan et du carême, périodes de forte consommation.
Mais au-delà de l’objectif affiché de « sécuriser le panier de la ménagère », c’est surtout le dispositif répressif qui retient l’attention.

Mohamed Traoré a rappelé que si la loi L/040 de 1994 consacre la liberté des prix. Elle permet également à l’État d’encadrer les produits de grande consommation en cas de nécessité.

Les produits concernés sont notamment le riz, le sucre, la farine, l’huile végétale, l’oignon, le lait en poudre, le poulet et la viande. Il s’agit de prix plafonds, a insisté le directeur national : « Ils ne doivent en aucun cas être dépassés.»

Fermeture immédiate et pénalités financières

Les contrevenants s’exposent à la fermeture immédiate de leurs commerces. Des pénalités financières proportionnelles au chiffre d’affaires pourront être appliquées, avec des amendes pouvant atteindre 15 à 30 %. Le retrait pur et simple de la licence d’exploitation commerciale est également envisagé dans le cadre des réformes en cours.
« Nous ne serons pas cléments », a averti Mohamed Traoré, estimant que les marges bénéficiaires ont été: « suffisamment discutées » avec les acteurs du secteur.

Le président de la chambre de commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat invite les opérateurs économiques à respecter respecter ces engagements.

«Nous devrons prouver au gouvernement notre bonne foi. Si aujourd’hui il nous a favorisé la levée douanière, la libre circulation des camions, la surenchérie , changeons la donne. Je demande à chacun à valoriser ces prix des denrées tels que fixés par le gouvernement », a lancé El hadj Mamadou Baldé.

Les consommateurs sont appelés à la vigilance et invités à signaler toute infraction en composant gratuitement le 142.

Des agents assermentés, placés sous l’autorité de la direction nationale du commerce, seront déployés pour effectuer des contrôles et dresser procès-verbal en cas de violation.

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