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Une carrière sacrifiée sur l’autel de la survie… SOS pour Houssainatou SOW

À Tombolia, le quotidien de SOW Houssainatou est un chemin de croix. Sage-femme de formation, elle consacre désormais sa vie à soigner ses propres enfants, frappés par une pathologie dégénérative, myopathie génétique.

Entre l’abandon d’un mari et la précarité qui s’installe, cette « mère courage » lance un appel désespéré à la solidarité nationale et internationale
Le piège d’une maladie de l’ombre
Dans le quartier de Dabompa Plateau 1, l’histoire de la famille SOW ressemble à un compte à rebours cruel. Tout commence par une naissance normale, des premiers pas, des premiers sourires. Puis, vers l’âge de 8 ou 9 ans, les symptômes débutent : retard de croissance, extinction progressive de la parole, paralysie des membres : sur quatre enfants, trois sont aujourd’hui lourdement handicapés.
« Au début, ils s’assoient et marchent tardivement. On ne se doute de rien, puis le langage disparaît petit à petit », confie Houssainatou, la gorge nouée. Son fils aîné de 17 ans et deux de ses sœurs sont désormais cloués au sol, prisonniers de leurs propres corps, tandis que seul le deuxième fils semble, pour l’heure, échapper à cette fatalité.


Le double abandon : quand le père fuit la « différence »


À la souffrance de la maladie s’est ajoutée la trahison. En 2021, incapable d’assumer la naissance d’enfants porteurs de handicap, son époux a choisi la fuite. Un départ brutal, motivé par un déni de responsabilité : « Il est parti en disant que dans sa famille, il n’y avait pas de malades. Depuis, c’est le silence total. Plus d’appels, plus de soutien, plus rien. Sa famille m’a aussi tournée le dos. »
Seule contre tous, Houssainatou a même dû se battre pour garder un toit. Son ex-mari a tenté de vendre la maison familiale, un projet stoppé de justesse par l’indignation et la pression des voisins de Dabompa.
Une carrière sacrifiée sur l’autel de la survie
Sage-femme stagiaire, Houssainatou aurait dû donner la vie et soigner celle des autres. Mais l’urgence est à la maison. Sans revenus, elle a dû renoncer à sa carrière pour devenir l’infirmière à plein temps de ses « orphelins de père vivant ». Elle ne survit aujourd’hui que grâce à la charité précaire de son voisinage et à une résilience qui force le respect.
Chaque jour est un défi logistique et médical. Sans diagnostic précis, sans soins spécialisés et sans ressources nutritionnelles adaptées, l’état de ses enfants ne cesse de l’inquiéter.
L’ultime cri du cœur : « Je les supplie de nous venir en aide »
Malgré sa pudeur, cette mère de famille finit par briser le silence. Son appel ne s’adresse pas seulement aux autorités, mais à toute la Guinée :
« Je demande de l’aide sur tous les plans : financier, médical… Si des spécialistes peuvent identifier cette maladie, ou si des personnes de bonne volonté peuvent nous soutenir, je les supplie de venir au secours de mes enfants. »
Derrière les murs de cette concession de Tombolia, c’est l’humanité même qui est mise à l’épreuve. Houssainatou n’attend plus rien de son ex-époux irresponsable, mais grâce à la solidarité charitable un miracle n’est pas exclu.

Voici le numéro d’Orange Money : 00224 628 10 27 73

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