Les autorités judiciaires, sécuritaires et celles locales de Siguiri, ont depuis quelques semaines, entamé une vaste opération de contrôle des identités des ressortissants étrangers illégalement installés.
Ces ordres venant de l’État, vise à démanteler des réseaux de bandits en vue de renforcer la sécurité des personnes et maintenir la quiétude dans la région aurifère, en marge de l’élection référendaire du 21 septembre prochain.
À peine enclenchée (opération), les premiers résultats des travaux ont permis de détecter 85 Chinois et 2 Ghanéens déjà transférés à Conakry pour irrégularités administratives. Nous apprend, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri.
«Entre juin et juillet, nous avons constaté que la majorité des dossiers criminels reçus impliquent des ressortissants étrangers, notamment des Burkinabè et des Maliens. Depuis mon arrivée dans cette zone, je n’avais jamais vu une telle situation », a mentionné Ibrahima 1 Camara.
Le secteur minier, actuellement en crise suite aux mesures des autorités, certains ont migré vers le banditisme : «Comme les mines ne marchent plus comme avant, certains se sont transformés en bandes criminelles. Actuellement, 50 Burkinabè et Maliens ont été interpellés et déposés à Kankan », a déclaré le procureur général près le TPI de Siguiri.